Plomberie
J'ai appelé un plombier
pour réparer ma trompette.

Peine de mort
aux violeurs de gamins
mais peine de mort
aux gamins violeurs de gamins
aussi alors.

Mon crâne
est une boîte à idées.

Un sang
épais
n'a jamais fait
quelqu'un de fin.

Mademoiselle
faut avoir un chien proportionnel
à sa masse corporelle.
J'ai les pectoraux
qui vont avec vos
fesses.
La pétasse n'a pas de nationalité.
La pétasse est universelle.
La pétasse tu la baises
et elle te dresse à faire la vaisselle.

Botanique
J'ai emmené chez le vétérinaire
ma plante carnivore :
elle a fait une indigestion.

Housse
Mes lunettes funky japonaises
KYKY-XQ 069 me permettent
de voir à travers
les accoutrements des plus divers
et des plus étanches.

J'ai confondu
les moutons avec des piranhas.

 

On a dit à Fabe :
"tu es trop intelligent pour faire du rap."

Il est parti faire boulanger.

 

A quoi bon
défendre la veuve et l'orphelin
avec l'argent qui fait des veuves et des orphelins.
Il n'y a pas
d'obscènes mécènes,
que des artitistes fébriles,
c'est à dire des arrivistes.
A quoi bon toute cette technologie
si tu as la conscience d'un poulet
élevé en batterie.

Qu'est-ce qui vaut le mieux :
l''utopie ou le cynisme ?

 

Ma vie nourrit mon oeuvre.
Mais moi qu'est-ce-qui me nourrit ?

L'art m'aide à ne pas me tuer,
je ne vais pas en plus lui demander de me payer,
ce serait de l'ingratitude

totale.

 

J'ai entendu Matthieu
"Si ton oeil droit est pour toi une occasion de péché,
arrache-le et jette-le loin de toi."
Ainsi ai-je effacé un clash encore inédit.
Je remets mon oeil droit
La vie est un clash.
Ceux qui veulent durer longtemps
et vivre tranquilles
sont des lâches.

 

Je veux mais...
Je veux être élagueur.
Mais j'ai peur des arbres.

Je veux être rappeur.
Mais j'ai peur des cons.


Emulation
Mes chiens m'encouragent à vivre,
mais quand ils mangent des os de poulet,
ils m'encouragent à mourrir.

 

Interaction
Tu sais,
si tu prenais soin de ton vagin,
peut-être que je prendrais soin
de la lunette des toilettes.

 

Pression encéphalique
Ma vie,
je la scarifie à chaque fois
que je me lève.
Et quand j'enlève
le scaphandre,
l'air est
à se fendre
le coeur.


A bas les babtoux
Je méprise ma propre race parce-
que
je méprise mon propre géniteur.
Je méprise sa couardise.
Je méprise son imposture.
La haine serait trop d'honneur
et elle ruine déjà ma vie.




Le chantage

Une créature qui nous ressemble seulement en apparence.
« -Donkishot, je te propose deux issues.
Soit tu continues à vivre,
mais ta vie enlèvera toute trace
de celle d’un génie du passé,
elle annulera complètement l’apport inestimable
de ce génie à l’humanité.
Soit tu décides de me la rendre, ta vie,
et là tu sauveras la vie
ainsi que l’héritage laissé par ce grand génie.
-Je peux savoir le nom dudit « génie » ?
-Non, sinon le choix serait trop simple. »


Donkishot donna sa vie.
Hitler put naître dans la brume, sous une brune lune.

Dixit Dulcinée
J'allais mettre le saucisson au frigo
pour le protéger des mouches,
ces saloperies de mouches,
lorsque Dulcinée me dit ceci :
"Tue les mouches au lieu de tuer le saucisson."


n."

Pani problème
Un panari aux proportions d'un canari
attaque mon gros doigt de pied
Carie ma chaire
le paiera cher
et moi ne paierai pas le Docteur Knock
L' Oracle m'a dit :
"racle sa gueule en cloque dans l'eau de Javel !"


Staphyllocoque à la noix
ta coque se fissure et du pus pur suppure
Tu éjacules de l'impur
l'air de dire : "avale ducon"
Devant tant d'insolence
La lame s'élance
et ampute avec violence
L'orteil en pleine démence
servira de volant
pour jouer au badminton
ou de nez de clown
pour tête de mort au Minton's


Hypothèse
Et si Mars était tout simplement habitée par des termites ?
La Terre elle, est bien habitée par des sodomites.


 

Cosmétique ésotérique
Se baigner dans du sang de huissier fraîchement égorgé
donne une peau de crapaud
mais ouvre les portes de la vision intra-muros.
Cette vision permet de voir chez les gens à distance,
plus besoin de pénétrer physiquement chez eux.


 

La métamorphose
Je suis un pur enfoiré en mutation d'être une salope

.

 

Vie sous-vide
Bovidé vidé,
fils unique eunuque,
tu vis devant ta télé comme un bout de bois qui flotte
.

 

Enragé
Il ne me reste que l'affection.
Puisque je suis moins que rien,
autant être affectueux comme un chien.
Mais je ne suis même pas un bon chien.
Mais je ne suis même pas un bon chien.

 

Lumbricus
Un ver de terre peut-il avoir les nerfs à vif ?
Je suppose que oui,
après tout,
c'est un être humain comme un autre.


 

Fourmimachie
Aux heures de pointe,
quand les fourmis sortent de leur bureau,
la scène suivante se reproduit à l'infini.
La cinquantaine,
austère fonctionnaire de base,
elle marche la tête baissée,
me fonce dessus et change de direction
au dernier moment.
Mais moi aussi.



Par conséquent le problème n'est pas résolu,
on est toujours face à face.
On veut passer sans se voir,
sans un regard,
pourtant pour éviter un obstacle mieux vaut le voir.
Tel un toréador je ne bouge plus,
pivote avec les bras et
à la place d'un "olé" lâche un
"allez"
suivi d'un "passeu conasseu".

Chiasse dans cerveau
Je chie sur rien et sur tout
mais surtout sur rien
parce-que partout
et nulle part à la fois


 

La lune
La lune pleine
de grandes et belles
résolutions
Se pointe le soleil
Et toutes ses grandes et belles
résolutions
s'envolent
dans un nuage
de velléités
jusqu'à ce que revienne la Nuit
Et là


Là là
Elle se remet à rêver :
demain matin elle se battra !
Cette fois ce ne sont pas
des paroles dans le vent !
La vie est devant...
elle la voit
Mais se surprend...
parfois
à ne plus vouloir se réveiller
à ne plus vouloir se réveiller

Branlette mortelle
Je me branle trop dis !
Paraît que c'est une maladie
ça rend sourd
mon cul !
Depuis le temps que je fourre
ma main !
Mon ouie devrait atteindre celle du Père Foura
Rha ! Ce n'est pas le cas
Juste quand je fais du lancer de sperme ça va moins loin
normal je n'arrête pas de vider mes couilles dans mon coin
Quel con !
N'empêche j'engrosse bien quand je nique pas pour rien
On va prendre un abonnement avortement à la clinique hein !
J'ai tué dans les mouchoirs des milliards de chiards
dans mon lit j'en fais des cauchemards
Un génocide à moi tout seul
Ils viennent me hanter dans mon sommeil
tout ces bébés tués dans l'oeuf ou dans mes paumes
L'eau du robinet les a emportés dans les égoûts
Ils nagent dans la Seine vers Amsterdam
je le sais je les connais Tel père tel fils
Ils vont baiser des putains dans la ville du vice


Mes spermatozoïdes ont grandi maintenant
Ce sont des mutants de la taille d'un requin
Ils bouffent tout
des pneux de voiture des chaussures des bouquins
Un pêcheur s'est fait entraîner dans le fleuve
ce fait divers est devenu fait courant partout dans le monde
La rumeur parle de monstres des mers
moi je me marre
Jusqu'au jours où la CIA vient me voir
me propose beaucoup d'argent contre ma semence
J'accepte
Aujourd'hui je vis en Polynésie apprécie le concept
Puis un jour je suis allé me baigner dans la mer turquoise
Je suis allé un peu trop loin
et me suis fait happer comme un appât
par ma propre invention mon propre sperme
Quelle merde ! Par ma propre invention mon propre sperme
Quelle merde !

On ne sait plus mourir
Plus personne vient te voir
parce-que t'es trop négative
Tu portes l'oeil tu tires vers le bas
tu te repais du malheur
T'adores ça les ragots puants
Tellement de merde en toi devient cancérigène
Tu te fais chier alors tu fais chier les autres
Il est temps que tu te vautres
Le monde ne tournera pas plus rond
mais au fond
une énergie maléfique en moins
une enclume envolée
c'est déjà ça
Si tu pouvais emmener ton fils avec toi dans l'au-delà
une pierre deux coup
Une mère avariée comme toi a pourri le fruit d'un coup
Il en suffit d'une pour gangrener une descendance
et t'as réussi vieille morue rassie
Comédienne tu joues la pauvre mémé battue
chez les commerçants du coin mais ta bru
grâce à elle que t'as un toit au dessus de la gueule
Au lieu de raconter des conneries remercie
tu as ce que tu ne mérites pas
Tu comprends rien mais plus vite qu'on croit


Tu vas pas nous casser le moral éternellement
T'as tout vu tout vécu mon cul la vioc
Vieille salope tu radotes
tu n'aurais pas valu une dot
Tes souvenirs équivoques
travailler pour les allemands
racoler pour des tickets de rationnement
maintenant tu crèves pour de faux quotidiennement
L'Etat aimerait pour de vrai une fois pour toutes
et si ça s'trouve toi aussi
La canicule n'a pas eu ta peau t'es costaud
mourir à petit feu c'est pas drôle
Tu consommes de l'oxygène pour que dalle
Ton vase t'attend une pierre tombale c'est trop cher
on bricolera ton incinération ma chère
tu vas pas nous pourrir la vie même morte même momie
On en peut plus On en veut plus de la mamie
Je sais plus qui disait que la vie
était une tartine de merde :
faut en manger un peu tous les jours...
Et toi t'es pas rassasiée vieille dégueulasse?
Faut que t'y passes
Laisses-en pour les autres
Hey t'es pas lasse ?
C'est que tu prends de la place
Toi et ton petit corps voûté
Tu crois nous avoir envoûtée
toi et tes seins qui touche tes pieds
Six pieds sous terre tu m'appelleras encore?
On te sort et au restaurant
on a le droit à un torrent de paroles
toutes plus vicelardes les unes que les autres
Tu parles là où ça fait mal
T'as le don pour foutre un cafard incroyable
qui colle aux viscères
Pour toi la vie est une misère une peau d'âne
"L'essentiel c'est la santé Nan mais c'est vrai"
Mais combien de fois tu l'a sortie cette rengaine merdique
C'est quand que ton corps abdique
De nos jours on ne sait plus mourir

Sous l'eau
Disparaître
dans l'élément qui m'a vu avant de naître
J'ouvre le robinet me glisse dans la coque en faïence




La mousse gonfle et monte sans défiance
sous la brousse blanche et poreuse
La peur n'est plus peureuse
Je me laisse couler
éternelle apnée
des échos rebondissent assourdis
je brasse dans un caisson d'infra-basses
mon enveloppe remontera à la surface sans mon âme

Radio Cosmos
Sur la sonde
sur les ondes de radio cosmos
j'adresse ce message aux extraterrestres




Soyez les bienvenus chers voyageurs venus d'ailleurs
Quoi ?! Vous êtes venus en paix ?
Balivernes !
Mettez votre pacifisme en berne
faut de suite brûler la plaie
L'homme se plaît dans sa merde
Pas une minute à perdre si vous aussi
vous égrenez le temps stupidement
pour en devenir prisonnier et dément
Aidez-moi ! Exterminez-nous comme
les rageurs nuisibles que nous sommes
on projette d'aller pisser sur mars ce n'est pas une farce
demain à peine descendus de nos engins
on violera vos frangins à 3 vagins
Avant qu'il ne soit trop tard que l'histoire de l'humanité
rejoigne funestement la vôtre
Tirez la chasse sur nous autres avant de vous vautrer
dans la putride chiasse organique dysenterie égocentrique
Puis remontez dans votre machin caché au fond du puits
destination Syrius
Avant de choper nos virus !
L'humanité est vérolée comme le gland de Maupassant
Si vous êtes sensibles aux remords n'en n'ayez pas un
car la Terre n'est plus assez grande trop underground
il nous faut l'Univers
nous serons les colons intergalactiques
vous serez nos esclaves verts
même si votre civilisation est beaucoup plus raffinée
que la nôtre
Caca Pizaro et ses barbares de conquistadors
ont bien plié et pillé les incas

Franck et la poupée
Franck a ce don étrange qui fait sa malédiction,
quand il regarde un être vivant il voit la mort,
la façon dont cet être va mourir.
Ce qui l'empêche de s'attacher à quiconque.
Le bonheur fondu dans le même moule que le malheur.
Il regarde ce chien voit une carcasse écrasée,
regarde cette femme un cancer généralisé.
Impossible d'aimer sans cette nausée
donc il vit retiré du monde.
La seule mort qu'il ne voit pas : la sienne.

Aucun besoin : il sait qu'il est condamné à vivre seul.
Sa solution : s'entourer de machines.
Les machines n'ont ni vagin ni seins me direz-vous ?
C'est vrai mais avec elles pas de problèmes de visions.
Il noue des relations par chat,
s'éclate face à son écran,
se branle quand il est à cran.
Une fenêtre sur le cul à domicile.
Spermicide sur son clavier.
Overdose d'insomnie,
surfeur aux yeux rouges braqués sur le rose.
Le légume commence à être mûr,
les mouches tournoient au dessus de sa chevelure.
Jusqu'à une nuit où il sort s'oxygéner,
tombe sur une poupée.
L'emmène chez lui,
la rabiboche avec une rustine et la baptise Justine.
La dépose sur son lit,
après l'avoir trempée dans une baignoire d'eau de Javel.
Plus il la regarde, plus il la trouve désirable.
Et c'est comme ça qu'il tomba amoureux peu à peu.
Virus lent.
Et c'est comme ça qu'il fit l'amour.
Le jour de l'an.
Pour la première fois, dépucelé par du plastoc.
Il a déversé son stock.

Langage de bois
Les commerciaux aux sentiments formatés
par les techniques de "marketinge sale"
t'écoutent jacter, abondent dans ton sens,
opinent et dodelinent de la tête comme des poules
pensant bien fort que t'es leur pigeon.



Jamais ils ne te contredisent,
n'émettent une opinion sincère
si elle est contraire à celle que tu viens de formuler.
L'art de ne rien dire ou de ne strictement dire
que ce que tu as déjà dit,
c'est à dire rien si toi aussi tu ne dis rien.
Langage de bois à but sodomite.

Respecte l'art
On file voir le mouvement alternatif.
Enfile ton uniforme-bobo.
Coupe-toi les tifs en fermant les yeux
sans te faire bobo,
la scarification n'est plus tendance tu penses...
Un euro pour une soirée où personne ne danse,
c'était couru d'avance j'aurais dû donner cet euro
au clodo que j'ai croisé en m'y rendant.
Voilà ce que j'ai vu justement,
des gens déguisés en clodos.
Même pas le courage d'apprendre leurs paroles,
prennent le micro comme on va faire ses besoins,
le je-m'en-foustisme de l'artiste.
S'enlisent, lisent une feuille, s'autoproclament poètes,
salissent le slam
(même si j'en ai rien à branler),
confortent les gens qui disent que l'art
est une vaste arnaque
comme au Palais de Tokyo.
Le vrai art c'est de savoir cuisiner les raviolis,
pas de peindre des aliens au squatt Rivoli.



Des milliers d'imposteurs
même pas originaux dans la fumisterie,
un mépris pas permis sur le visage se lit,
tout ça parce-que ça joue au poète maudit
avec les amis rmistes, du lundi au samedi,
de 9h à 17h jours ouvrables.
T'as opté pour une vie à la con ; assume,
Van gogh est mort sans une thune.
Mais faut pas mélanger les torchons et les serviettes,
Van Gogh avait du talent. Poubelle à slogan, urinoir vivant.
Un dépotoire, la bombe atomique aurait dû être larguée là.
Tout le monde cherche le bon mot.
Une de ces foires à ratés,"ratés" dans le sens artistique,
la réussite d'une vie elle, se juge à la façon de mourir,
enfin bref.
Respecte l'art ! Respecte les gens !

 

Mon Sushi Bar
Je veux ouvrir mon Sushi Bar
Pourquoi pas moi, tout le monde a son Sushi Bar,
moi aussi je veux mon Sushi Bar.
Sauf que moi je vais tous les baiser car je vais ouvrir
un Sushi Bar qui fera aussi magasin de téléphonie.
L'endroit deviendra un point de ralliement des jeunes
branchés, vous savez ceux qui ont
les cheveux électrostatiques.
Pour un portable acheté, un menu Yakatori offert.



Ils consommeront comme des cons,
des sushis à la morue sans s'en rendre compte,
ils engloutiront ma concierge désalée
en quartiers de viande tendre
puisque c'est la reine des morues.
Je vendrai le cancer du cerveau et le cancer du colon.
Je vais me faire des rognons en roro.
Sushiphonie !
Je vois déjà les lettres lumineuses,
rose pétard comme pour les sexshops pigallois.

Athlète de la dépravation Mp3
Le timbre métallique que l'alcool a imprimé
sur ses cordes vocales résonne dans les rues
du quartier comme le tonnerre.
La propriétaire de cette voix éraillée
pue la pisse à dix mètres.
Elle exorcise le trottoir dans un langage
dont le delirium tremens garde la clé.
Chaque seconde criée à gorge déployée.
Naufragée enragée.
Qui peut tenir le coup à brailler comme ça ?
Fureur de nouveau-né.
Quelles motivations la poussent ?
Athlète de la dépravation.
Quels démons la torturent ?



Aussi brusquement qu'on l'entendit la première fois ;
on ne l'entendit plus.
Prestidigitation. Elle ressuscitera.
Et elle ressuscita terriblement affaiblie.
Son cri était l'ombre de lui-même.
Roulée en boule dans un renfoncement d'immeuble.
Le vent érode les montagnes,
ce théorème de l'usure s'appliquait aussi
à cette créature enragée qui n'était
après tout qu'une femme.
Les démons la torturaient toujours,
son bateau avait pris l'eau,
comment hurler quand on boit sa dernière tasse ?

 

Chien de destin


Poisson de salon
Dans cette immense piscine salée que représente
la Méditerranée, il trouve le moyen de frôler un mollet.
Celui de ma Dulcinée en plus.
Essaie-t-il de draguer la mienne sous mon nez ?




Pas farouche ; chanceux ou alors pas con
la bête à branchies.
Les pêcheurs et leurs hameçons rôdent
une trentaine de mètres plus loin.
Se frotter sur les jambes, étrange comportement
pour un poisson. S'agit-il d'un poisson-chat ?

 

Coup de couteau dans le dos Mp3
Ma peau me démange, je me gratte comme un sac à puces,
le cœur sec comme une guitare. L'agressivité me gagne,
sacrée gangrène, je m'isole et m'injecte du Blues.
Musique, joue le rôle de lait : apaise mes brûlures,
pas celles de l'âme mais celles de l'épiderme,
pour une fois merde.
J'aurais dû protéger mes grains de beauté
des morsures du soleil, il m'a botté le cul c't'enculé.



On m'avait pourtant prévenu. Mais c'est tout moi :
je fonce tout droit dans le mur avec un majeur levé.
"Rien à foutre des U.V.!"
Résultat des courses, vais crever d'un cancer.
Grand père je rejoins le club !
Je remue les épaules pour ne pas m'arracher la peau.
Cette nuit vais la passer blanche le haut du dos rouge.